Brazza ville morte

Ce qui frappe quand on va à Brazzaville ces temps-ci, cette impression de ville morte, vide.

Les avions sont à moitié vides,  l’aéroport Maya-Maya n’accueille que sur son tarmac deux à trois avions au mieux, en dehors des avions d’Ecair qui ne volent plus, abandonnés dans un coin … et bien sûr du beau Falcon du président bien à l’abri …

Brazzaville, ville morte et vide

Brazzaville, capitale à l’arrêt

Rien à voir avec l’aéroport d’autres capitales africaines, dont celui d’Abidjan, qui lui montre un tout autre visage. Des avions pleins à craquer arrivent sans cesse avec à bord des investisseurs  prêts à signer des contrats… Même le gros airbus A380 se pose à Abidjan tellement que le pays attire les hommes d’affaires et même les touristes. Ce n’est pas au Congo qu’on risque de croiser des touristes ou alors ils se sont trompés d’avion !!!

Brazzaville, la ville morte, à l’arrêt

La route qui part de Maya-Maya pour le centre est vide, pas d’embouteillage, ni là, ni ailleurs en ville. On peut traverser toute la ville du nord au sud  sans problème. Il n’y a pas de trafic !! Il n’y a que les rumeurs nauséabondes qui circulent à Brazzaville.

Partout des chantiers arrêtés. Des grues immobiles qui ne servent à rien. Aucun ouvrier en vue sur les chantiers. Il ne se passe plus rien à Brazza la verte, sauf la politique, et encore.

Brazza la verte ! Pas si verte que ça. Quand on voit le nouveau quartier de MPila, il n’y a pas d’arbre, pas de verdure. C’est triste, sinistre, des immeubles sans charme, vides.  A quoi bon toutes ces dépenses des Grands Travaux ? Pour construire des tours qui resteront vides, des hôtels où ne viendront aucun homme d’affaires, aucun touriste, des routes où le goudron tient à peine.

Brazzaville, la ville vide

Kintélé c’est encore pire. Le centre sportif construit à coup de milliards pour les jeux africains ? Vide et matériel pillé. Les autres bâtiments ? Vides. L’université ? Vide. Aucun étudiant, aucun professeur.

Les logements sociaux ? Vides. En attendant qu’ils s’écroulent dans un ravin !

Ah par contre la famille du président a de belles maisons. Des palais avec des beaux jardins et des belles voitures de luxe toutes neuves, qui roulent dans les trous, la poussière et la fumée de Brazza.

Quant aux commerçants grands et petits, ils attendent désespérément les clients pour vendre des nuits d’hôtel, des boissons, du manioc, des voitures des télévisions, du ciment …

Que c’est dur d’être commerçant aujourd’hui au Congo. Plus de chaleur, plus d’animation dans les quartiers populaires comme au centre-ville …

Et le comble, même le carburant est rare. Il faut voir les kilomètres de voitures attendant aux stations d’essence ou les Kadhafis proposant de l’essence à des prix indécents

Rappelons que nous sommes dans un pays producteur de pétrole qui n’est tout simplement pas capable de gérer correctement sa raffinerie …

 

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *