La dette du Congo et le FMI : visite de Christine Lagarde

Qu’est-ce qu’il se passe ? Alerte du FMI

Une dette insoutenable et faiblesse dans la gouvernance, voilà la conclusion du Fonds monétaire international (FMI) après une mission à Brazzaville en décembre 2017 !!

Christine Lagarde, le FMI dénonce la dette du Congo auprès de Sassou Nguesso

Christine Lagarde,  Bruno Lemaire ont tour à tour averti

Christine Lagarde, directrice générale du FMI avait rappelé ses exigences envers le mauvais élève, le Congo : « livre ouvert, chiffres clairs et parfaite détermination de l’ensemble de la dette publique », « on prête l’argent de la communauté internationale […] donc on est redevable de cette transparence et on l’exige de nos partenaires ».

Bruno Le Maire, ministre français de l’économie, avait tenu les mêmes propos au président Sassou-Nguesso, à Paris.

La dette publique

Le Congo est fortement endetté, au 30 septembre 2017, la dette publique était à 10,84 milliards USD (5 784 milliards FCFA), soit près de 110% de son produit intérieur brut (PIB).

Pour éponger cette dette, le gouvernement a commencé les négociations qui n’aboutissement pas avec ses principaux traders (Glencore, Trafigura et UBA), qui ont des dettes de près de 2,25 milliards USD (1 200 milliards FCFA), et son rachat par la Chine n’est plus à l’ordre du jour.

La dette extérieure chinoise, estimée  à environ 2,99 milliards USD (1 600 milliards FCFA), bénéficierait d’un accord avec le rééchelonnement de la dette bilatérale, sans allongement de la durée, aucun paiement exigé sur 3 ans, sur les prêts préférentiels, mais les charges deviendraient alors plus lourdes. Une annulation même d’une partie de la dette de la part de la banque chinoise EximBank sur les prêts conventionnels a donc été abandonnée et les projets financés sur prêts sans intérêts, sont reportés.

La bonne gouvernance

Le FMI demande au gouvernement congolais d’être ouvert et clair dans la gestion de ses richesses : le pétrole pour les recettes et les grands travaux pour ses dépenses. Mais est ce que le président et son gouvernement sont  vraiment prêt à cela ? D’autant plus que nous savons tous qui sont les responsables de la vente du pétrole et celui de la gestion des grands travaux.

Alors que certains congolais sont visés par des enquêtes en France, Etats-Unis et Canada pour des « biens mal acquis », la justice congolaise, au lieu de poursuivre sur ce chemin, elle se lance dans des arrestations tout azimut concernant le CHU, et là tout le monde y passe, sauf bien sûr les principaux bénéficiaire de ses marchés, qui sont sans surprise à près de 80%, l’entourage (parents, amis, copines, …) du président, ils ont reçu l’argent mais et n’ont pas réalisé ce qu’ils devaient faire !!!

Les audits tant attendus par les congolais, sur le pétrole, les grands travaux ne sont pas à l’ordre du jour,

La dette continue à augmenter, l’étude demandée par le FMI sur la bonne gouvernance n’est toujours pas sur la table, nous ne voyons pas comment à ce jour, le Congo signera avec le FMI.

Congolais les moments les plus durs sont devant vous. Vous êtes prévenus.

 

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