Les promesses non tenues de Sassou Nguesso pour répondre aux urgences des congolais (1)

Dès la nomination le 30 avril 2016 de la nouvelle équipe gouvernementale avec à sa tête le premier ministre Clément MOUAMBA, le gouvernement a été chargé de convertir les promesses du programme électoral présidentiel, de l’appliquer et surtout de commencer par les questions d’urgence …

Sassou Nguesso et Clément Mouamba : les promesses d'urgence non tenues

JUSTEMENT, PRESQUE DEUX ANS APRES L’ELECTION DU PRESIDENT SASSOU NGUESSO, LA NOMINATION DU PREMIER MINISTRE ET DE SON GOUVERNEMENT, OU EN SOMMES-NOUS AVEC CES URGENCES ?

La première question posée est :

Comment préserver la paix, l’unité nationale, la sécurité et la stabilité ?

Nguesso et Mouamba, quand l’insécurité persiste malgré les promesses

Aujourd’hui, il est difficile de faire croire aux congolais et à la communauté internationale que la paix, l’unité nationale, la sécurité et la stabilité sont le quotidien du pays.

Oui, les différentes institutions issues de la Constitution du 25 octobre 2015 sont installées, mais les lois et règlements ne sont pas respectés par tous, une partie du Pool faisant face aux affrontements armés entre des milices et les forces publiques, l’augmentation de la grande criminalité est effrayante, l’incapacité de la force publique de maintenir la sécurité des citoyens inconcevable, le recourt de certains hommes politiques et de médias au tribalisme inadmissible. Ce même retour au tribalisme entraine le déchirement des congolais et la division nationale. Oui c’est inadmissible dans un pays qui a connu une guerre civile meurtrière dont Brazzaville garde encore les cicatrices sur certains bâtiments du centre-ville. Et nous ne mentionnons pas les cicatrices dans les cœurs des congolais qui ont perdu un être cher durant cette maudite guerre civile sanglante.

Aussitôt après l’élection du Président Sassou Nguesso  le 24 mars 2016,  les faucons du pouvoir de Sassou ont pris le dessus pour imposer une ligne dure du pouvoir, en procédant à des arrestations arbitraires sans motif, sans raisons réelles, à des intimidations, à des écoutes téléphoniques illégales sans support juridique, tout cela en pensant que cela suffira à rassembler les congolais !!

La conclusion est que deux ans après, le congolais vit dans la peur permanente, l’insécurité, la division, l’incertitude et le tribalisme redevient le repli naturel comme un repli sur soi laissant la place à la peur de l’autre.

Mauvaise réponse de Sassou et de son premier ministre Mouamba à la première question.

Note : 3/10

 

La deuxième question est :

Que faire, dès 2016, pour créer plus d’emploi au profit des jeunes ?

La jeunesse congolaise, sous l’ère Nguesso / Mouamba

Aucune des propositions faites dans son projet n’a vu le jour depuis 2016 jusqu’à aujourd’hui ; des propositions pertinentes, positives et créatives telles que créer deux ou trois incubateurs ; rendre opérationnel le Fonds d’impulsion et de garantie (FIGA) ; conclure des contrats d’accès à l’emploi pour les jeunes ; élargir l’échelle d’application du projet « employabilité pour des jeunes » et donner aux emplois de proximité le statut d’emploi protégés par l’Etat.

Alors qu’une grande partie de la jeunesse était derrière lui, le seul moyen que Sassou a trouvé pour les remercier, c’est de mettre les moins brillants, les moins compétents au gouvernement et abandonner ceux qui avaient des visions, de l’ambition pour le Congo. Comment peut-on mépriser à ce point la jeunesse ? Est-ce que la jeunesse pour lui se réduit à ses enfants et ses petits enfants ?  Et pourtant, dans les moments difficiles, comme lors de la tragédie du 4 mars à Mpila, ses enfants n’étaient pas visibles. Quant au premier ministre, malgré deux déclarations de politique générale à l’assemblée nationale, nous ne comprenons toujours pas quel est son programme, sur quelles stratégies se base son gouvernement ? Aucun engagement, aucune décision concernant la question de la jeunesse.

Attention, messieurs le président et le premier ministre, la patience de la jeunesse congolaise, comme toute jeunesse au monde d’ailleurs, à des limites, il vous reste surement trois ans, occupez-vous au plus vite de cette jeunesse, appliquez simplement et logiquement votre programme.
Note : 1/10               

Voir la suite de notre article : Les promesses non tenues de Sassou Nguesso pour répondre aux urgences des congolais (2)

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