Sassou-Nguesso : suicidaire ou stratégie du sphynx ?

Denis SASSOU-NGUESSO a évité de justesse la mort ou à tout le moins son renversement par un complot. Et, il n’en dit rien. A la grande surprise des observateurs, il continue de vivre normalement.

Qu’en pense-t-il réellement ?
Que veut-il faire après toutes ces révélations ?


Serait-il fataliste et attendrait-il que les comploteurs aillent jusqu’au bout ? Ou serait-il en train d’organiser sa revanche, un retour violent de bâton contre les comploteurs et leurs sympathisants ?

Aujourd’hui, à défaut d’en savoir plus, trois certitudes s’imposent. La première, si le général NIANGA MBOUALA n’avait pas hésité et fini par changer d’avis, le coup de force aurait déjà été perpétré. On n’en parlerait plus. On vivrait alors ses suites. Fâcheuses ou heureuses, ce serait selon. La deuxième, les services de sécurité nationale n’ont jamais été à la hauteur. C’est le moins que l’on puisse dire. Beaucoup pensent que ce sont eux les principaux auteurs du complot. D’où la volte-face de NIANGA MBOUALA. La troisième certitude, presque tous les hauts gradés de la force publique étaient au courant et presque tous impliqués. C’est sans doute pour cela que Denis SASSOU-NGUESSO est perplexe. Faut-il couper la tête à tout le monde et rebâtir avec du nouveau, que l’on ne maîtrise pas ? C’est ce genre de question qui taraude son esprit et fait qu’il ait besoin du temps pour exécuter sa décision.

Une autre chose est sûre. Denis SASSOU-NGUESSO se confie à ceux, peu nombreux, en qui il a encore un peu confiance, en avouant qu’il a été trahi par les siens, ceux-là même qui lui disaient être ses plus fidèles parents et dévoués.

A présent, Denis SASSOU-NGUESSO prépare la réplique. Les comploteurs aussi s’organisent. Ils ne sont plus au grand complet. Toutefois, ils restent soudés, même avec celui qui est en prison.

Qu’on le veuille ou non, la course à la montre est engagée. Qui dégainera le premier ? Qui gagnera au final ?

Le Congo est sur un baril explosif. Pauvre Congo !
Le pouvoir pour le pouvoir. Ils le veulent tous.